Solaires

 

Habitat

« Nos habitations représentent bien plus qu'un refuge dans cet univers inhospitalier : c'est là que nous vivons. »

Même en 2093, l’espace reste un environnement intrinsèquement dangereux imposant des contraintes sans commune mesure avec celles présentes à la surface de la planète bleue. Ainsi l’habitat des colonies diffère sur de nombreux points avec celui que connaissent les terriens.

Atmosphère et aération

Dans les colonies, l’aération et le recyclage de l’atmosphère revêt une importance capitale. De toute évidence, dans l’espace il n’est pas question de se contenter d’utiliser une simple ventilation comme sur Terre.

Le moindre module autonome, habitation, voir dans certain cas chaque pièce, comporte son propre système de recyclage de l’atmosphère.

Le principe est assez simple : l’air est pompé puis refroidit jusqu’à le rendre liquide. Ses composants sont alors séparés par centrifugation. Le dioxyde de carbone et d’autres gaz toxiques sont alors extraits pour être retraité. Ce qui reste reçoit un complément de dioxygène puis est réchauffé à la température normale et réinjecté dans l’habitation.

Comme pratiquement tout dans les colonies, le dioxygène est obtenu par le recyclage, celui du dioxyde de carbone principalement. Malgré tout, il existe toujours quelques pertes et les installations possèdent toutes des stocks de dioxygène et de diazote régulièrement ravitaillés.

Rappelons que l’air respirable pour des humains est idéalement composé de 80 % de diazote et de 20 % de dioxygène et que le taux de dioxyde de carbone doit être maintenu bien en dessous de 1 %.

Gravité

Si à la surface de la Terre, il existe un champ de gravité naturel de 1g, ce n’est le cas dans aucune colonie extraterrestre.

Pour le moment, aucune technologie n’a permis de créer un champ de gravité artificiel et le seul moyen d’en simuler revient à exploiter la force centrifuge ou l’inertie, notamment pendant l’accélération et la décélération des vaisseaux spatiaux.

Sur la plupart des lunes majeures du système solaires, la gravité à la surface est inférieure à un sixième de celle de la Terre. Seule Mars possède un bon tiers de g.

Au regard de cette caractéristique, la plupart des installations au sol disposent d'une infrastructure similaire à ce qui pourrait être trouvé sur Terre. L'une des principales marques architecturales de ces habitats sous faible gravité est la présence systématique de mains-courantes.

Dans les environnements en apesanteurs, les coursives et les salles ont volontairement une taille réduite pour éviter à un Solaire un peu maladroit de se retrouver à dériver dans les airs sans moyen de se rattraper.

Chauffage et isolation

La plupart des colonies sont installées bien au-delà de l'orbite terrestre. Si loin du soleil, l'équilibre thermique atteint des températures extrêmement basses.

Premier rempart contre ce danger, l'isolation des installations coloniales est particulièrement soignée et surveillée. Aérogel et pièges thermiques, dont le principe peut faire penser aux serres, sont donc lourdement mis à contribution.

Malgré tout, ce n'est pas suffisant et toutes les installations et vaisseaux sont donc lourdement pourvus en chauffages. Notez que les générateurs d'énergies produisent « naturellement » de la chaleur et que sur certains vaisseaux, cette production est suffisante.

À l'intérieur de l'orbite terrestre, le problème devient inversé pour les habitats et vaisseaux exposés au rayonnement solaire. L'isolation reste ici aussi déterminante mais aussi insuffisante. De puissantes pompes à chaleurs et de grands panneaux rayonnant sont alors utilisés.

Énergie et alimentation

Dans la société hyper-technologique des colonies, les besoins en énergie sont particulièrement élevés. Rien que les systèmes de survie requièrent une alimentation puissante et stable : recyclage de l’atmosphère, chauffage, éclairage, etc.

La consommation énergétique due à l’activité des colons n’est pas non plus en reste : rien que les constructeurs universels requièrent une quantité d’énergie colossale.

L’emploi de panneau solaire ou de générateur à radio-isotope ne suffit pas, et ce de plusieurs ordres de grandeur. Inutile de penser aux combustibles chimiques, comme le pétrole ou le charbon, qui, en l’absence d’une atmosphère riche en dioxygène, ne sont simplement pas utilisable.

L’énergie nucléaire est finalement la seule solution. La fission de l’uranium ou du thorium ont toutefois été écartées et c’est finalement la fusion de l’hydrogène en hélium qui alimente la quasi-totalité des colonies et bâtiments spatiaux.

Pour finir, l’antimatière est aussi très utilisée, mais sous forme transitoire pour stocker temporairement l’énergie : un nouveau type de batterie en somme.

Éclairage

À cinq unités astronomiques du soleil, au niveau de Jupiter, la lumière reçue ne représente que 4 % l’ensoleillement reçu sur Terre. Saturne, Uranus et Neptune n’en reçoivent pour ainsi dire qu’une portion qui paraîtrait négligeable pour un terrien.

Les colonies emploient donc majoritairement un éclairage artificiel. Pour des raisons de sécurité seules des sources lumineuses froides sont utilisées et depuis de nombreuses décennies, les diodes électroluminescentes organiques dominent ce secteur.

Nettoyage de l'habitat

Si sur Terre il est courant de laver les surfaces à grande eau, dans les colonies cette solution est majoritairement rejetée.

Pour la poussière l’aspirateur reste le meilleur outil disponible. Associé à de petites brosses, il s’agit du principal outil de nombreux robots spécialisés.

Pour les dépôts, les liquides et les matières organiques, l’aspirateur peut aussi faire le gros du travail, mais les traces les plus incrustées requièrent souvent l’usage de solvants et de brosses.

Le nettoyage des installations spatiales est assuré par des cohortes de petits robots spécialisés. Les robots de nettoyages, qui sont épaulés par de petits éclaireurs, patrouillent pendant les heures de repos, ou à la demande, dans les installations et maintiennent les lieux propres. Ils se révèlent tout aussi efficaces en apesanteur.

Traitement des déchets

Le traitement des déchets relève d’une importance capitale dans les colonies. A priori, la plus simple des solutions consisterait à jeter les déchets à l’extérieur – après tout l’espace est vaste.

Pourtant les immenses décharges à ciel ouvert et nuages de débris orbitaux terriens ont largement eu le temps de prouver que cette méthode présentait de gros inconvénients sur le long terme.

Dans l’espace, il n’est pas possible de détruire ces déchets, tout au mieux est-il possible de les transformer et quitte à le faire autant les recycler. Et c’est justement cette dernière solution que les corporations ont retenue. Grâce à la technologie des constructeurs universels, pratiquement tout ce qui est imaginable peut être construit et recyclé.

Par ailleurs, les colonies produisent beaucoup moins de déchets que les cités terriennes : les corporations ont beaucoup investi pour se débarrasser des habitudes de la société de consommation, et, comme pour tous leurs projets majeurs, avec un succès certain.

Les gains du recyclage et de la lutte contre l’obsolescence dépassent le simple traitement des déchets : ces deux facteurs ont aussi permis de réduire considérablement les besoins en matière première et ont augmenté considérablement les capacités de développement des colonies.

Plus concrètement, les déchets sont collectés de multiples façons. Sur les plus petites installations, tous les déchets sont apportés « à la main » au centre de production où ils seront recyclés. Dans les plus grandes installations un système de collecte des ordures est mis en place.

Dans ce dernier cas, les déchets sont stockés localement dans des containers spécialisés puis transportés par un système automatisé ou des robots au centre de production.

Le recyclage de l’air et de l’eau lui s’effectue localement de façon décentralisée : chaque habitation possédant généralement son propre système de renouvellement de l’atmosphère et d’un recycleur/purificateur d’eau.

Cadre virtuel

À l’œil nu, les installations des colonies peuvent paraître très sobres – encore que l’architecture de plusieurs cités peut faire figure d’œuvre d’art.

Mais, plongé dans un canal de réalité augmentée, le décor tout entier peut changer, laissant apparaître une canopée forestière en place du plafond ou octroyant une architecture gothique aux halles d’un centre de loisir.

Cette surcouche esthétique de la réalité augmenté est souvent appelée dreamware par les habitants des colonies. Elle est tellement employée que pour la plupart d’entre eux, elle fait réellement partie de leur environnement.

Rejoignez la communauté : Rejoignez nous sur Facebook Rejoignez nous sur Google+
Partagez cette page : Partagez cette page sur Google+
Sauf mention contraire, le contenu de ce wiki est placé sous les termes de la licence suivante : CC Attribution-Noncommercial-Share Alike 4.0 International

Ce site utilise des cookies pour son fonctionnement : pour en savoir plus

articles/vie/habitat.txt · Dernière modification: 2017/06/18 18:09 par morvan